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Comment adopter de nouvelles (bonnes) habitudes et briser les mauvaises

Si l’on y réfléchit bien, la vie est essentiellement faite d’habitudes. Des bonnes et des mauvaises. Apprendre comment créer de nouvelles habitudes ne devrait pas être compliqué, et je vais te le prouver dans cet article.

Tu te lèves le matin, tu prends ta douche, ton petit déjeuner… et ainsi de suite jusqu’au soir où tu insères le marque-page dans ton livre alors que des paupières se ferment… jusqu’au lendemain.

Que tu le veuilles ou non, les habitudes font partie de ton quotidien.

Par ailleurs, tout résulte de tes habitudes : si tu es en forme ou que tu ne l’es pas, si tu es heureux ou non, si tu as réussi ou échoué, une grande partie de la réponse est là : il s’agit du résultat de tes habitudes.

En effet, ce que l’on fait de manière répétée forme finalement la personne que l’on est et forge notre personnalité. Pour s’améliorer, il faut donc créer de nouvelles habitudes.

Certaines d’entre elles viendront s’immiscer dans ta routine du matin ou ta routine du soir alors que d’autres s’ajouteront à la liste des choses que tu fais sans même y penser, au travail comme dans ta vie privée.

Pour t’aider à mettre en place un cadre de permettant de t’adapter plus facilement à de nouvelles habitudes productives afin d’améliorer ton bien-être, ta carrière et ta vie en général, voici quelques conseils.

Comment se construit une nouvelle habitude ?

Comme pour tout, ou en tout cas beaucoup de choses, la construction d’une habitude répond à un processus scientifique en quatre étapes : le signal, l’envie, la réponse et la récompense.

Ce processus n’a pas été inventé pour les besoins de cet article : il est le résultat du travail de Charles Duhigg, journaliste américain lauréat du prix Pulitzer pour son ouvrage intitulé : « Le pouvoir des habitudes : changer un rien pour tout changer ».

Et si nous décomposions les quatre étapes pour mieux comprendre ce qu’est une habitude, son fonctionnement et la manière de l’améliorer ?

Avant tout, il est important que tu comprennes que ce modèle en quatre étapes est celui que ton cerveau suit dans le même ordre, à chaque fois qu’une nouvelle habitude se met en place.

Le signal

Il s’agit d’une indication qui amène le cerveau à adopter un comportement. Un brin d’information qui laisse présager une récompense.

Si l’on retourne plusieurs dizaines de milliers d’années en arrière, il suffit d’observer que nos ancêtres préhistoriques étaient attentifs aux signaux qui indiquaient l’emplacement des récompenses de base comme la nourriture et l’eau.

Aujourd’hui, nous passons le plus clair de notre temps à identifier des indices qui prédisent des récompenses secondaires comme l’argent et la renommée, le pouvoir et le statut, les éloges et l’approbation, l’amour et l’amitié ou encore un sentiment de satisfaction personnelle.

Le signal est donc le premier indice qui indique à ton cerveau qu’il est sur le point de recevoir une récompense. Sa réaction naturelle est d’entrer dans un état de manque.

L’envie

L’envie constitue la deuxième étape du processus de mise en place de l’habitude. Elle représente la force de motivation derrière chaque habitude.

Bien évidemment, sans un minimum de motivation ou de désir, sans vouloir un changement, tu n’as aucune raison d’agir.

Ce dont tu rêves, ce n’est pas de l’habitude elle-même, mais du changement qu’elle te procure.

Par exemple, si tu as déjà mis en place une routine du matin, tu t’y tiens, car tu sais qu’elle engendre de nombreux bénéfices.

Un simple exemple suffit à illustrer ce propos : personne n’est particulièrement motivé par le brossage des dents, mais par la sensation d’une bouche propre…

L’envie est donc liée à un désir de changer ton état interne.

Néanmoins, les envies diffèrent d’une personne à l’autre. Si toute forme d’information peut déclencher un état de manque, en pratique, nous ne sommes pas tous motivés par les mêmes signaux.

Pour un fumeur, par exemple, la simple vue d’une personne en train de fumer, même à la télévision, déclenche une vague intense de désir. Pour quelqu’un qui ne fume pas, l’effet ne sera pas du tout le même.

Ce qu’il faut retenir ici, c’est que les signaux n’ont aucun sens tant qu’ils ne sont pas interprétés. Ce sont les pensées, les sentiments et les émotions de l’observateur qui transforment un signal en état de manque.

La réponse

La réponse est l’habitude réelle que nous accomplissons. Elle peut prendre la forme d’une pensée ou d’une action.

En ce qui te concerne, la réponse dépend de ta motivation et du niveau d’effort physique ou mental que tu es prêt à faire.

La réponse dépend également de ta capacité. Cela semble logique, dans la mesure où une habitude ne peut être mise en place que si tu en es capable.

La récompense

La récompense est la quatrième et dernière étape du processus de l’habitude. Nous poursuivons tous des récompenses, car elles répondent à deux objectifs : elles nous apportent de la satisfaction et elles nous font progresser.

Le but premier des récompenses et de satisfaire ton envie. Certaines récompenses se présentent comme une évidence.

Par exemple, la nourriture et l’eau fournissent l’énergie dont tu as besoin pour survivre. Le fait d’obtenir une promotion t’apportera plus d’argent et (peut-être) plus de respect.

Si tu décides de faire de l’exercice et de te mettre en forme, tu bénéficieras des répercussions positives sur ta santé, mais aussi sur les rencontres que tu feras. En somme, les récompenses procurent de la satisfaction et soulagent un besoin.

Les récompenses font également progresser, dans la mesure elles nous enseignent quant aux actions qui méritent d’être rappelées à l’avenir. Ton cerveau est incroyable, car il agit comme un détecteur de récompense.

Tout au long de ta vie, ton système nerveux sensoriel ne cesse de surveiller les actions qui peuvent satisfaire tes désirs et procurent du plaisir.

À force d’expérience, ton cerveau sait distinguer les actions utiles et inutiles, celles qui engendrent du plaisir et celles qui génèrent de la déception.

Le processus en quatre étapes, comme je l’ai précisé plus haut, fonctionne toujours de la même manière.

Néanmoins, si l’une des étapes est insuffisante, l’habitude ne s’installera pas. Par exemple, si l’on élimine le signal, l’habitude ne pourra pas démarrer. Si tu réduis le besoin, tu n’auras jamais assez de motivation pour agir.

Si la récompense n’est pas en mesure de satisfaire ton désir, tu n’auras aucune raison de refaire la même chose à l’avenir. Il faut les quatre étapes pour que ton comportement se répète encore et encore.

Le processus de l’habitude simplifié

Il est possible de simplifier le processus d’habitude présenté ci-dessus en deux étapes simples à comprendre : deux phases qui prennent la forme suivante : problème (1) solution (2).

La première phase, celle du problème, comprend les deux premières étapes du processus d’habitude, à savoir le signal et le besoin.

Concrètement, c’est lorsque tu réalises que quelque chose doit changer. La phase de solution inclut la réponse est la récompense. C’est la phase qui te fait agir et réaliser le changement que tu désires.

Dans ta vie personnelle comme ta vie privée, dans des routines, ton comportement est motivé par le désir de résoudre un problème.

Ce problème peut être lié à quelque chose que tu souhaites vraiment obtenir ou à une douleur que tu éprouves et que tu veux soulager. D’une manière ou d’une autre, chaque habitude a pour but de résoudre les problèmes auxquels tu es confronté au quotidien.

Au final, il y a des centaines de choses que tu accomplis sans même y réfléchir. Le processus d’habitude est installé et se renouvelle sans cesse, sans que tu aies à y réfléchir consciemment.

En réalité, les quatre étapes présentées plus haut se traversent en une fraction de seconde ; le besoin et l’envie d’agir te frappent sans même que tu besoin d’y réfléchir.

Dans nos vies d’adultes, nous ne remarquons pas les habitudes qui nous gouvernent.

Qui prend le temps de penser à la raison qui nous fait enfiler des chaussures tous les matins, consulter notre messagerie, répondre aux e-mails… après des années de programmation mentale, nous nous glissons automatiquement dans des schémas de pensée et d’action.

Conclusion : comment adopter de nouvelles habitudes

Maintenant que tu as compris comment créer de nouvelles habitudes, je vais conclure (comme toujours) en te donnant un plan d’action.

Il s’agit de transformer les quatre étapes de l’habitude en un cadre pratique que tu peux utiliser pour éliminer les mauvaises habitudes au travail et en mettre en place des meilleures.

Pour créer une bonne habitude, quatre éléments doivent être réunis. Il faut que cette nouvelle habitude soit

  1. Évidente
  2. Attrayante
  3. Facile
  4. Satisfaisante

À l’inverse, pour casser une mauvaise habitude, quatre éléments doivent également être réunis. Il s’agit de rendre cette mauvaise habitude :

  1. Invisible
  2. Peu attrayante
  3. Difficile
  4. Insatisfaisante

Globalement, les questions que tu dois te poser pour modifier ton comportement sont les suivantes :

Comment puis-je rendre cette nouvelle habitude évidente ? Comment puis-je la rendre attrayante ? Comment faire pour que les choses soient faciles à mettre en œuvre ? Comment les rendre satisfaisantes ?

En réfléchissant bien, tu trouveras des réponses à une question que tu t’es peut-être déjà posée : « pourquoi ne fais-je pas ce que j’ai dit que j’allais faire ? ».

Tu veux perdre du poids, arrêter de fumer, économiser plus d’argent, lancer un nouveau produit sur le marché… et pourtant, rien ne se fait. La clé pour créer de bonnes habitudes et casser les mauvaises est de comprendre l’importance des éléments présentés ci-dessus.

Dis-toi simplement qu’un objectif est voué à l’échec s’il va à l’encontre de la nature humaine.

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